Les résultats d’une enquête conduite par l’AFDEL en partenariat avec le cabinet PNO France auprès de ses adhérents sont sans appel : les aides publiques françaises à l’innovation sont beaucoup trop peu utilisées par les éditeurs de logiciels qui les considèrent comme inadaptées. Les aides européennes sont quant à elle méconnues. Pour y remédier, l’AFDEL et PNO France ont édité un Livre blanc de meilleures pratiques qui sera dévoilé au public le 9 avril prochain.
Les conclusions de l’enquête conduite auprès des adhérents de l’Association Française Des Editeurs de Logiciels (AFDEL) - 100 entreprises interrogées- sont éloquentes : 66% des entreprises interrogées estiment que les aides publiques à l’innovation sont inadaptées au secteur logiciel alors même que celles-ci sont censées les concerner au premier chef.
Ces entreprises, des PME innovantes appartenant aux pôles de compétitivité (32%), qui ont toutes moins de dix années d’existence (30% ont moins de cinq ans), moins de 60 salariés (60% ont moins de 15 salariés) et un chiffre d’affaires inférieur à 5M€ (pour 80% d’entre elles) ne sont pourtant que faiblement engagées dans les dispositifs d’aides à l’innovation. On constate en effet que les services informatiques ne perçoivent que 2,1% de l’enveloppe globale d’aide publique à la recherche (hors CIR).
Les éditeurs de logiciels consacrent en moyenne 30% de leurs investissements à la Recherche & Développement(R&D) et un projet logiciel peut prendre jusqu’à trois ans avant sa mise sur le marché. Ce qui fait de l’édition de logiciels une activité risquée à forte intensité capitalistique, particulièrement sensible aux problématiques de financement.
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