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Le Cloud computing annonce en effet la fin d‘une ère de l’informatique - celle des systèmes d’informations juxtaposés, de façon parfois chaotique au sein de l’entreprise (en silo) - et le début d’une autre - l’avènement de nouveaux services numériques disponibles en tout lieu, à la demande, et pour toute organisation, quelle que soit leur taille. Demain nous pourrions consommer de l’informatique comme on consomme une Utility, c’est à dire des ressources et un service associé qui soient mutualisés mais flexibles, simples à l’usage mais finalement assez abstraits. Voilà ce que pourrait être le Cloud computing ou encore le Utility computing (Nicholas Carr), terme que nous lui préférerions aussi pour l’analogie qu’il emporte.
L’informatique de demain sera donc « user friendly » ou ne sera pas… Dernière interface avec l’utilisateur, le logiciel est évidemment au cœur de cette révolution « as a service ». Le Software as a service (Saas) est aujourd’hui le principal moteur de croissance du Cloud computing, la dimension Plateform as a service (Paas) étant également le fait d’acteurs majeurs du logiciel. Le Logiciel est au coeur de cet environnement en étant aussi présent dans ses couches « basses » où les technologies de virtualisation jouent un rôle crucial.
« Dès lors, c’est bien la responsabilité première de l’Association Française des Editeurs de Logiciels (AFDEL) que de dresser l’état de l’art du Cloud computing, à l’attention de ses membres comme des décideurs publics ou privés, pour lesquels le buzz d’aujourd’hui ne doit pas masquer les options stratégiques de demain. C’est l’objet de cette « feuille de route », qui n’est qu’une première étape, de tenter de clarifier les termes du débat, émettre des hypothèses et suggérer des scénarios. » a déclaré Patrick Bertrand, Président de l’Association Française des Editeurs de Logiciels. Le Cloud s’apparenterait à une conjonction : conjonction d’usages, de valeurs, de modes de consommations, de technologies et à une conjoncture : celle du resserrement des capacités d’investissements, propice évidemment au paiement à l’usage, des technologies comme du reste. Les innovations technologiques et économiques bousculent évidement les chaînes de valeur, et leur imposent dans la durée une recomposition. Il semblait donc intéressant au groupe de travail de l’AFDEL de voir comment le Cloud computing pouvait finalement entraîner une recomposition de la chaîne de valeur de l’IT mais aussi d’envisager les enjeux nationaux qu’il implique en tant que générateur d’un écosystème IT renouvelé. « La France a besoin d’une politique industrielle, d’un cap qui ne soit pas celui des délocalisations d’emplois industriels et de services (car les seconds vont généralement de pair avec les premiers) mais celui d’une croissance créatrice d’emplois. Si l’informatique de demain devient aussi une industrie lourde, celle de data centers géants, nous devons en relever le défi, sans quoi c’est une révolution industrielle que nous manquerons. C’est pourquoi dans le cadre du Grand Emprunt, l’AFDEL souhaite que soit rapidement engagée une consultation publique suceptible de définir les orientations de la procédure annoncée des appels à projets par le gouvernement.» précise Patrick Bertrand.
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